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Tu marches, presque seule,

en silence, tout le long de l’allée,

avec la nuit devant toi.

Le vent d’ouest te prend par l’épaule.

Tu marches de ce pas que l’on a

quand on n’a plus grand chose derrière soi.

Tu marches, et pleures, et marches.

Tu pleures, presque seule,

sans bien savoir pourquoi.

Finement la pluie, égarée sur tes joues,

fait que ça ne se voie pas.

Immobiles, les cendres sous la terre,

et par-dessus la terre, la pierre,

et dans la pierre son nom.

Tu marches, et encore te souviens un peu.

Ton manteau noir et neuf,

noir comme la nuit devant,

et neuf comme les jours d’après.

Tu marches.

Derrière, ne laisser rien des choses d’une vie,

ni du souvenir des choses,

ni même la mémoire éteinte par le feu.



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