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Je sais que tu n’es pas là
Mais je te cherche du regard.
Je ferme les yeux et je te vois :
Ton visage ancré dans ma mémoire.
Je peux sentir ton parfum
Mais celui de l’absence prédomine.
Enivrant comme l’absinthe,
Ma tristesse est orpheline.
Y a pas de vaccin contre le manque,
Je me rends malade, overdose d’espoir.
Avalanche de clichés quand l’amour est en planque.
Pas besoin de raconter de salades, je ne concours pas pour un césar.
Plaider coupable ou avouer mes sentiments :
Avant je n’en étais pas capable mais ça c’était avant.
Je parle avec le cœur mais je ne dirais pas que je l’ai sur la main.
Dans ses raisons je me perds mais la raison me montre le chemin.

J’écris à l’encre de ma peine,
Rien que le temps ne puisse effacer.
Je fuis l’espérance qui est vaine
Mais elle finit toujours par me rattraper.
Loin de toi mon cœur saigne. 
A trop panser, comment pourrais-je t’oublier ?
De notre histoire j’ai perdu le fil
Donc je cicatrise mal.
Je ne quitte pas des yeux l’aiguille,
Les minutes aux heures sont égales.
La patience est un luxe, je n’en ai pas les moyens.
Et je ne mise pas sur la chance, sa côte est mal en point.
Le temps aura raison de ce mal qui me tord.
Funèbre oraison d’une histoire mort-née à l’aurore.
Celle d’un papillon de nuit, qui, d’une étoile était épris
Et qui périt à l’horizon du nouveau jour qui naquit.

(Anthony Bussonnais)



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