Partagez

Un air de fête…
…sans queue ni tête…

Entre rimes et synonymes
Ma plume hésite…
Un doux sonnet, un beau couplet,
Alexandrin sur parchemin,
Papier de soie, ivresse émoi
Figures de style et compagnie ?
Elle peut le faire…
…Elle est habile…
Mais elle préfère un gai refrain
Jouer un peu la comédie
Se veut le mime de mon esprit…

Et la voilà, regardez-là
Embarquant sur sa goélette
Hissant la voile donnant le ton
Il est hardi le moussaillon.
Cap sur l’île des poètes
Elle n’a vraiment que ça en tête
Décidément c’est peine perdue
Je vous le dis, elle est têtue…

Serait-ce vous mon beau messire
Qui la rendait folle de joie,
Je le crois bien, elle est ainsi
Quand dans ma tête vous aperçoit…

Elle sautille elle pétille
Et ferait bien n’importe quoi
Pour de vous, se faire remarquer
Vous amuser
Vous attendrir
Bien entendu vous faire sourire
Et puis toujours vous conquérir…

Elle glisse… elle glisse…
…Est si agile
Va bien trop vite…
…Se précipite…
Elle va omettre les virgules
Abuser des majuscules,
Le point final, aucun espoir,
A cette histoire ne mettra fin.
Elle n’a pas peur du ridicule
Oublie les règles poétiques
Se moque bien de la critique…

Elle aime elle aime
Et ne compte pas,
Bouscule aussi les aléas
Elle se sent libre comme ses vers
Ecrit écrit et bla bla bla…

Mais qu’arrive-t-il aujourd’hui
Impossible de la calmer
La retenir et la freiner
J’ai beau lui dire « arrête-toi »
Elle m’ignore et n’écoute pas.
Et je dérape, quelle maladroite
Voilà c’est tout gagné
L’encrier j’ai renversé.
J’ai bonne mine le mauvais rôle
Dans cette drôle de pantomime…

Elle est espiègle et fantaisiste
M’entraîne et je la suis.
Pour vous écrire
Trouve sans cesse un bon prétexte
Je le stipule car sans scrupule,
Met au tiroir mes autres textes
Elle me détourne de l’écriture…

Impossible de la faire taire
Elle réinvente l’abécédaire,
En long en large et en travers
De l’amour vous confie tous les mystères…

Aucune trame à ce récit
Elle parle… elle parle…
Ah oui, bien sûr elle cause
Bien plus qu’elle ne compose
Précisément, une jolie prose.
Elle est heureuse et amoureuse
Tellement joyeuse,
Alors tant pis, et c’est ainsi…

Mais quel est donc cet air de fête
Qui lui trotte dans la tête
Comme un air de ginguette
Où s’amourachent les amourettes.
Serait-ce vous mon cher poète
Qui venait lui conter fleurette ?

Fut-elle un seul instant indécise
La petite plume au coeur de brise ?
Non je l’avoue c’est le mien qui la guide.
Entre rimes et synonymes
Elle vous écrit entre les lignes
Et je ne peux la contredire
Elle a tellement à vous dire.
Cet air de fête compose en moi
Et c’est l’amour qui la grise
Ma petite plume,au coeur de brise…

Sans la blondeur des champs de blés
Elle sait pourtant vous faire rêver
Petite brune
Qui sous la lune
Vous réveille, vous importune
A minuit, vous sort du lit
Argumentant vos insomnies…

Pascale Mège-Monier
Illustration photo internet



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.77 sur 13 votes