Partagez

Statue naturelle dans sa forêt, musée sylvestre,
L’arbre, Tour de Babel, en sculpture rupestre,
Dresse fièrement son branchage échevelé,
Et cache la puissance de son tronc écorcé.
Le vieil arbre rusé, à notre regard s’ impose.
Ses ramures déployées, dense chevelure, expose.
Sa grande descendance en labyrinthe boisé,
Monte au firmament, hommage divin, sa canopée.
Les feuilles coquines du dernier printemps,
Habillent l’honorable, de son velours verdoyant.
Vêtement de soie verte, ne dure qu’un temps.
Des hivers meurtrissures, il porte les empreintes,
Branches en moignons , tristes complaintes.
Autant de blessures, de pleurs, de sève gluante.
Le soleil transperce l’ombre , de son dard scintillant.
Mystérieuse chlorophylle, magicienne photosynthèse,
Capture les rayons, féerie de la chimie, la biosynthèse.
Bois l’eau, tête la lumière, ses belles nourrices,
Le végétal pousse singulier, osmose bienfaitrice.
Fées, oxygène et carbone, distillent la saveur sucrée.
Tel Samson et ses cheveux ondulés, de son feuillage,
Garde le secret de sa force tranquille, sa vitalité.
Dalila, sa douce aimée, lui tient en automne querelle,
La passion renaît printemps, verdure renouvelle.
J’ embrasse de mes bras ouverts le large tronc,
Je m’imprègne de cette force, crinière de Samson.
Curieuses sensations, une paisible puissance,
L’arbre m’apaise de sa sérénité en silence.
Grand Sage, des saisons en pléiade, méditation,
Le vénérable exsude l’essence, belle donation.
Bouilleur de cru nature, extrait cet alcool vital,
Offre le ressort, le cœur amène, divin Graal.
La forêt, refuge de vie, abri de futures engeances,
De chaque arbre, arbuste, au plus petit rameau,
Les feuilles en noria , les fruits, en abondance,
Elle est Port pour nos âmes, ces frêles vaisseaux.

Extrait du recueil disponible à cette adresse



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4 sur 1 votes