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Un autre monde ,

Je partirai quoi qu’on en dise, loin vers une terre inconnue,
Bercée par les vents et la brise qui me pousseront à voguer,
Je partirai pour l’autre monde, celui auquel on ne croit plus,
La où la terre est plus féconde et me permettra d’exister.

Là-haut un vol de goélands, plus près de moi quelques mouettes,
Dans le ciel des nuages blancs, tout semble me faire la fête,
Je ne craindrai pas la tempête, et je mettrai mon cœur à nu ,
Je partirai quoi qu’on en dise, loin vers une terre inconnue.

Je me nourrirai de mes rêves, de ceux qui pour moi sont perdus
Et les larmes sous mes paupières couleront encore un peu plus
Jusqu’à ce qu’Eole les sèche et les tarisse à tout jamais
Bercée par les vents et la brise qui me pousseront à voguer.

Bien sûr votre regard dénonce, la peine qu’en ce jour je vous fais,
N’ayez pourtant aucune haine, dans quelque temps vous m’oublierez,
Vous apprendrez de mon absence que ce qui a été n’est plus,
Je partirai pour l’autre monde, celui auquel on ne croit plus.

Et si jamais dans la tempête mon bateau vient à chavirer
N’ayez alors aucune crainte, Poséîdon viendra m’aider
Bercée par le chant des sirènes qui tour à tour vont me guider
Là où la terre est plus féconde et me permettra d’exister.

© Danièle Labranche



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