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Dans le soir vaporeux d’effluves parfumées,

Que les troublants lilas, aux portes des jardins,

Libèrent, languissants, dans les vertugadins,

Mon âme s’illumine à l’abri des ramées.

Ô ! moments délicats de splendeurs réclamées,

Gorgés de poésie et de charmes divins,

Dont les couchants de mai aux tons incarnadins,

Pénètrent mon esprit de ces fresques aimées.

Dans mon palais de rêve où tout devient grisant,

Tel un ruisseau d’argent qui se meut, apaisant,

Fluent de cléments schémas aux séquences fleuries.

La flore recueillie, circonspecte s’endort ;

Genets, cistes, iris, dans leurs coquetteries,

Ont ce bonheur muet de mes sens en accord.



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