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Le clown est là, là devant nous,
Il nous sourit et nous fait rire,
Nous en échange, le croirez-vous,
Nous on se force, à un sourire.

Mais quand le soir étend son voile,
Qu’il reste seul au fond de lui,
Comme le peintre crève sa toile,
Crève son cœur, dans son ennui.

Adieu le nez et le chapeau,
Adieu la piste et les étoiles,
Sans son costume, il n’est pas beau,
Comme un bateau, qui perd ses voiles.

Qui pourrait croire, quand vient la nuit,
Qui pourrait croire qu’un clown pleure,
Et qu’il s’en va, sans faire un bruit,
Cacher ses larmes, dans sa demeure.

Il reste là, dans son malheur,
Pense à sa vie, elle s’est enfuie,
Qui pourrait croire, que dans son cœur,
Quand il est seul, s’en vient la pluie.



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