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         Un long chemin vaseux (sonnet caudé)


Pas à pas le néant sur des chemins vaseux,

La mémoire qui flanche, alors plus rien n’existe ;

Les récits effacés dans un brouillard gazeux,

Avec rage toujours l’affection persiste.


Interrogation sur un malin glaiseux ;

Holà le mal se glisse entrant alors en piste

Dans un cerveau chétif sans bruitage taiseux ;

Et doucement grandit ce brouillard égoïste.


Tout disparaît dans l’air, les souvenirs s’en vont,

Un futur sans espoir, glissant sur du savon ;

L’horizon se noircit de métaphores grises.


Un regard stupéfait, l’océan dans ses yeux 

De ses sanglots amers, aux flots de ses adieux,

Son passé basculant, un destin sans surprises.


Tout les êtres perdus dans un tourbillon noir

Quand même l’amour fuit le lit de la tendresse ;

Des malades mourants le cœur las en détresse.


La maladie avance et tisse son mouroir ;

Elle  »Alzheimer » s’appelle aussi le crépuscule,

Son âme criminelle oh jamais ne bascule.


                       Béatrice Montagnac 

 

     



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