Partagez

Ce monde est unique, n’existant nulle part,
L’homme à le dévoyer, a pris plus que sa part.
S’il existe un monde, quelque part dans l’espace,
Si l’homme ose prétendre, un jour, y prendre place,
Il faudra y penser à deux fois pour répondre
L’avenir de ce monde aura à en dépendre.
La science officiant ne choisit point l’agent,
Le monde s’en ressent du pouvoir de l’argent.
On a vu bien des champs disparaître en un jour,
Des usines apparaître en leur emplacement
La nature subissant tous ces changements,
Ainsi, après ce champ, ce sera notre tour.
Quand toute une forêt jouit de l’aération
Qu’apporte l’engin chargé du terrassement,
Les arbres disparaissent, c’est la désolation
On vient de fermer las vannes des poumons.
Ainsi, après ce geste, viennent les éboulements,
Le climat en découle et les inondations,
Les dégâts matériels et physiques adjacents
Seuls les pauvres souffrent de toutes ces actions.
Les rivages subissent la marine érosion
Le sable n’est plus sûr, la plage autrement,
Un jour toute une surface s’en ira allègrement
Car le monde de Mu se rejoint facilement,
De même que Ninive et la pauvre Sion
Quand Pompée a subi tous ces égarements.
Qu’en est-il ailleurs où les tempêtes sévissent,
Où tornades et cyclones s’en donnent à cœur joie,
Où les tsunamis s’envolent et s’élargissent
D’un continent à l’autre suivant la même voie ?
Si le rhinocéros, de même que l’éléphant
Tendent à disparaître de la surface du monde,
C’est la faute à l’ivoire qui orne ces vivants
Les mettant en péril face au trafic immonde.
La baleine, elle-même, ce mammifère marin,
Le thon, le cachalot et aussi les requins,
Ces pauvres animaux, pour ne citer que certains
Sont victimes de l’homme au comportement mesquin.
Où sont les moineaux animant le réveil ?
Où sont les étourneaux invisibles dans le ciel ?
Et même les corbeaux ne font apparition
Qu’une fois sentie dans l’air toute cette désolation !
Les lions qui, jadis, s’approchaient des villages,
Les chacals dont on dit qu’ils ne sont jamais sages,
Les loups qui, des troupeaux, ont causé des ravages
Et tous les carnassiers disparaissent du paysage.
Le monde dévoyé, pour s’auto satisfaire,
Après le charbon pourrissant l’atmosphère,
S’invente une autre voie, celle du nucléaire,
Oubliant Tchernobyl, cette tragédie amère.



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4 sur 5 votes