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Si le mouton pouvait parler pendant ma nuit,
Il te dirait « Bergère ! Où sont mes blancs amis
Et quand reviendras-tu dans notre Domrémy ? »
Car mes yeux sont ouverts, car le sommeil me fuit.

Si le lapin pouvait parler, il dirait des merveilles :
Tous les mots blancs d’Alice et qu’il est en retard,
Qu’il te faudra l’aimer avec ou sans oreilles,
Que son terrier vaut mieux que les palais ringards …

Si c’était un gorille, il te prendrait sans peine
Et te ferait un lit dans le creux de sa main.
N’en déplaise à Brassens, tous ne sont pas vilains,
Car celui-là mourrait pour toi, pour tes mitaines.

Si c’était une chèvre, elle irait dans tes pas
Danser le fandango comme une flamenca.
N’en déplaise à Daudet, je ne suis ni Seguin,
Ni le grand méchant loup de tes petits matins.

Si c’était un peu d’âne à poser sur ta peau,
Pour masquer ton intime et cacher tes blessures,
N’en déplaise aux visons, n’en déplaise aux fourrures,
Ce serait ton manteau, ce serait aussi beau.



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