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Sur une page blanche un crayon est posé,
Oui ce sont bien des larmes qui coulent de sa mine,
Et sur la page alors, comme un long défilé,
Elles forment un ruisseau, comme un peintre dessine.
La gomme est là aussi, elle n’ose pas bouger,
Elle retient un sanglot, fait un petit effort,
Pour ne pas déranger, pour ne pas l’éveiller,
Elle refuse de croire, que le poète est mort.
Quelques mots sont venus, ils n’ont fait que passer,
A quoi bon s’arrêter, le mot fin n’est plus là,
Et c’est le point final qui se met à parler,
Pour dire que c’est fini, et on s’en va déjà.
Sur une page blanche quelques larmes ont coulé,
Le crayon est parti, il a rejoint son port,
Et les heures ont sonné, et le temps a passé,
Peut-être que là-bas, un poète s’endort.



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