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Et voici que s’installe un hiver rigoureux.
La neige ce matin déferle sur le sol et recouvre
Déjà le paysage frileux
Les arbres dénudés s’habillent désormais
D’une étoffe poudrée
Blanche et immaculée la route disparaît.
Ca et là les oiseaux cherchent une nourriture
Une graine perdue, une tranche de pain dur.
Dans la ville endormie, figée sous le froid sec,
De vieux cartons usés recouvrent un pauvre être,
Un clochard oublié au fond d’une courette
Transis et grelottant sous une fausse couette
Ce peut-il qu’il résiste à la température, au dédain
De chacun, à l’ignorance de tous ?
Non nulle créature sur une terre si belle, ne mérite
Un instant cette fatalité
Ces gens là sont bannis, exclus et sans repères.
Avant de contempler les vitrines de Noël,
Essayez de pencher votre visage sur eux, une parole
Douce, une petite pièce, leur pourra éviter de sombrer
Dans l’abîme et de mourir de froid parmi ces immondices
Posez-vous la question de savoir qui ils sont, quel est même
Leur prénom, pourquoi ils en sont là, oubliés et meurtris.
Non ne les jugez point comme des hommes indignes
Ils sont comme vous et moi, des humains si fragiles.
Un regard vers eux, peut être une caresse et vous
Verrez leurs yeux sortir de la détresse.
Il ne leur reste rien, et vous vous avez tout,
Alors faites un geste, et tendez leur la main.
De leur figure ternie, de leur crasse répugnante,
Vous y découvrirez si vous faites un effort,
La beauté de leur cœur et leur amour des autres
La chaleur de vos souffles tiédira leurs blessures
Redonnera l’espoir à leurs pensées perdues
Rendra leur dignité à ces gens de la rue.
D’une rampe salutaire montrez-leur le chemin
Qui les mènera tout droit vers un nouveau destin.

Tous droits protégés©Marie-Hélène COPPA
publié dans mon recueil « Les frissons de mon coeur » Editions Edilivre



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