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L’arbre faisait une ombre miraculeuse
aux histoires geignardes de l’humanité
le vent remuait ses branches faramineuses
laissant le remord aux racines arrachées

Cinq cent ans qu’il voyait les espèces passer
fort de son tronc à la puissante membrure
il défiait l’horizon au futur ombragé
il attendait, patient, l’exsudat de sa destiné

Et puis ILS sont venus frapper dans sa chair si agée
avec une conviction d’assassins cannibales
tout le jour ILS ont haché et son flanc a saigné
lui tatouant sur l’écorce des morsures fatales

Au matin, les blessures de douleurs préfectorales
furent trop fortes pour cet arbre à l’avenir cadenassé
il tomba épuisé dans un heurt floréal
s’écrasant dans les herbes gouttelantes de rosée

Les oiseaux furent amers de ne le plus trouver
et la faune étonné eut un coup au moral
innocente nature, par l’homme condamnée
qui de toutes les espèces est le pire animal…



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