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Ce poème m’a été inspiré par un livre de Patricia Darré, journaliste et médium (« Un souffle vers l’éternité », Michel Lafon).

Quand, naguère vivant, j’aurai fini ma course,
Poussière au firmament, loin de tout ce décor,
En route vers la liberté,
J’irai bien poliment saluer la Grande Ourse :
« Soleils, je suis le vent échappé d’un vieux corps,
Un souffle vers l’éternité. »

Quand j’abandonnerai ma terrestre carcasse,
Sans regrets au surplus, silencieusement,
Pour rupture d’unicité,
Lors je ne serai plus qu’un peu de vent qui passe,
Irréel, éthéré, une âme simplement,
Un souffle vers l’éternité.

Au jour fatal, voilà, je tournerai la page
Et quand j’aurai fermé le livre de ma vie,
Immatérielle entité,
Nuée, vapeur, fumée, informel équipage :
Je serai tout cela, tous désirs assouvis,
Un souffle vers l’éternité.

Lecteurs de vers épris, je vous fais légataires
Des pauvres vers écrits du temps que je vivais
Quand moi, pour avoir tout quitté,
Moi, pour être proscrit de la planète Terre,
Je serai pur esprit par la mort ravivé,
Un souffle vers l’éternité.

La vie… On n’y peut rien, du destin la roue tourne…
Lorsque l’heure a sonné, que le destin scella,
Entends : l’heure de vérité,
La Faucheuse ordonne et là-haut on s’en retourne,
Léger, aérien, brise vers l’au-delà,
Un souffle vers l’éternité.

Petite ombre ingénue, nul endroit, nul espace,
Du monde des humains rien ne demeurera ;
Puis pourquoi se hâter ?
Hier, aujourd’hui, demain, le temps n’a plus sa place
Quand on est devenu un fantôme, une aura,
Un souffle vers l’éternité.

Quand, naguère vivant, j’aurai fini ma course,
Passager de l’éther, ravi, joyeux, accort,
En route vers la liberté,
Je retournerai vers la genèse – à la source :
« Adieu… Je suis le vent échappé d’un vieux corps,
Un souffle vers l’éternité. »



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