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L’été résiste encore en ce début d’automne.

Les bois accueillent bien les promeneurs.

Pas de large flaque ni d’infâme berdouille.

Pas de nuages gris, suave est la chaleur.

Les feuilles hésitent encore à se teinter de rouille. 

Ni vent ni brume, un calme qui étonne.

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On n’entend pas un bruit. Quelle forte clarté !

On ne suffoque pas comme en l’été torride.

Un soleil agréable. Une tenue légère.

Ce temps invite à la marche rapide.

Puis la soif pousse à nous arrêter.

Le ressourcement croît en savourant une bière. 

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Bientôt il faut déchanter un peu.

Au cœur de la forêt sévit la sécheresse.

Les fleurs meurent de soif ainsi que des sapins.

Champignons rabougris, insectes capricieux.

De vieux chênes tombés encombrent le chemin.

Les arbres autour de nous semblent pleins de tristesse.

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La sylviculture est-elle abandonnée ?

Ronces et orties prolifèrent gaiement.

Se frayer un passage est parfois difficile.

Un sentier balisé de grande randonnée

Passe à l’étroit entre bois privés et lotissements.

Un vieux banc délabré semble presque un fossile.

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Le chien qu’on porte aux obstacles, en a plein les pattes !

Pas un oiseau, pas un cerf n’apparaît.

Ils se dissimulent bien à notre présence.

Seul l’écureuil devant nous fait l’acrobate.

Les peurs et les plaies de cette forêt

Ressemblent aux cicatrices de l’humaine existence !



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