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Je n’ai plus peur de l’ennui, du rêve sournois, du vertige macabre et du haut le coeur suffocant
Je suis le voyeur des rues, je scrute les visages , je guette les silhouettes, j’anime les gestes et poursuis les rires
Je dépèce les expressions et reconstruis les mots
Je déshabille les sens et enflamme mon coeur de ce bouquet pèle et mêle
Je suis l’errant des rues à la recherche d’un parfum, d’une couleur, d’un regard ou d’une senteur que la brise caresse et fait voler à mon cou
Je suis le mendiant de l’amour dans ce labyrinthe des laissés pour compte, des attendris, des passionnés, des accrocs perdus à jamais dans leur quête vaine de l’élixir magique
Je suis ce peintre fou dont la main tremblante tient cette palette lourde comme un coffre à butin de tout ce que j’ai confisqué à la vie et aux gens pour reconstituer ton visage, entrevoir ton regard, esquisser ton allure , entendre ton rire et me donner l’ illusion d’être à jamais près de toi. . .!
JT



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