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Une larme

Une larme sur ma joue,
bien petite face au armes,
à l’ouragan qui nous aspire.
Je regarde l’horizon,
tant d’espoirs envolés, de vies brisées,
j’entends tant mensonges, que nous chantent
les pantins du haut de leurs airs hautains,
que mon ouïe ne voudrais plus entendre.

Vous aussi aimeriez éteindre la voix malsaine
de ces orateurs manipulateurs,
qui nous font tourner en rond, eux même manipulés,
articulés par la finance.

Une larme qui se noie dans ma rage,
les information me brise l’âme,
enfance brisée, halte aux pédophiles,
justice tu as fermé les yeux, toi complice du mal,
enfance saignée à blanc, la guerre des hommes assoiffés
de sang et cette haine enchaînée à leur âme.
Une larme petite perle perdue
dans une mare de sang où se noient les victimes de guerre,
le fasciste allume le brasier du mépris.

Une larme de détresse face au monde
qui devient si petit, broyé dans l’ étau de la bêtise humaine.
Ils ferment les yeux sur la détresse d’un homme ( ce pilote fou)
que la folie a emporté avec lui, des vies dans sa décente vers la mort,
et eux avec l’argent ils achètent la douleurs des gens
qui ont perdu un ou des êtres chers, au pluriel des familles brisées,
ils se croient tout puisant, ils sont faibles devant le drame,
seuls les billets sont leurs armes, ils sont sans âme.

une larme, elle tombe dans ma main. Je la referme.
je n’ai pas d’arme, mais cette petite goutte d’eau,
message d’espoir, elle n’est pas ma faiblesse, mais ma colère.
Contre ces matadors,qui nous poussent dans l’Arène,
nous pompent comme des vaches a lait,
ils ont la corne d’abondance, nous on n’a des corbeilles vident,
nous le peuple que le travail tue, à la sueur de notre front.
Certains d’entre nous sont sans toit, d’autres ont faim, ont soif.
Ô poètes que nos vers de la révolte soit entendus,
le peuple avec nous, contre vent et marées, sans relâche.
Un jour nous seront à table ensemble avec le même pain,
ne plus avoir faim, ne plus avoir soif.
Récolter à part égale l’oseille, ne plus compter notre blé.
Alors la poésie du peuple chantera la mélodie de la victoire.

Une larme, ma parole écoutée, devenue un océan de cris révoltés,
en marche pour noyer les cerveaux sans une virgule d’intelligence,
les mettre à genoux, et le peuple prendra les rênes de son destin,
nous citoyens du monde.
Béatrice Montagnac



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