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Quand l’obscurité vespérale envahit tout,

Des myriades de feux lui déclarent la guerre :

Les étoiles aux cieux et les lampes sur Terre.

Mais ce rideau noir rend nos chagrins plus doux.

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Plus tard, on éteint tout chez soi, en pleine nuit :

On ne désire plus rien voir de nos misères.

Le jour bien ordonné cède place aux chimères.

Un repos apaisant chasse tous les ennuis.

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Les astres qui brillent au firmament

Guident parfois vers la bonne fortune.

On s’en remet plutôt à la lune

Pour rendre un amour plus fervent.

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Un ange songe loin de moi

A des rondes d’horribles sorcières,

A la nixe couchée en la sombre rivière,

Aux démons qui sèment en son cœur l’effroi.

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Elle croit s’éveiller en émoi

Mais ce n’est qu’un rêve d’éveil.

Elle me suit dans mon sommeil.

Nous nous sommes perdus dans un bois.

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Elfes, dragons, licornes pour escorte,

Nous nous couchons au bord d’un ruisseau.

Le chant d’une fée est le bruit de son eau.

Loups et renards forment notre cohorte.

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Mais rien n’est stable. Un tourbillon m’emporte !

Des démons du passé surgissent à leur tour.

Un prof de maths me donne encore cours.

L’amour morte me rend une clef de sa porte.

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Avec des copains dans un bar,

J’ai onze ans, en courtes culottes.

A vingt ans la révolte me botte :

On veut croire en tous nos espoirs.

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De ma vie je vois des faits saillants

Mais présent et passé se mélangent.

Puis revient vers moi cet ange.

Je me sens toujours plus vaillant.

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La nuit permet d’oublier les épreuves.

Le rêve nous rend moins fragiles

Et vainqueurs de monstres débiles.

L’aurore nous offre une vie neuve.



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