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 Fécondé par fortune, voile déchiré de l’hymen,

 l’être se construit merveille, cellules en méiose,

 Dans le liquide protecteur, en sourdine, osmose,

 Se nourrit ombilical, cordon maternel, sirène.

 Spasme terrible, à l’heure, tête en avant,

 Contractions lancinantes, voici la souffrance,

 Lumière aveuglante du monde, sensation froide,

 Goût amer dans la bouche, dernière rasade.

 Enfin posé sur le sein, doux oreiller,

 l’odeur de la mère rassure le bébé.

 Le regard flou comme dans un rêve,

 Cet air frais inhale et le supplice abrège.

 La vie débute , épreuve et douleur,

 Chaque dent, chaque pas, se paie de labeur.

 Nuits blanches, angoisses de mal faire,

 Taraudent sans cesse l’âme de père et mère.

 Trop vite, trop tôt grandit l’enfant ,

 Déjà, Il doute, elle hésite, adolescent,

 D’un saut de puce, l’homme est mûr,

 La Femme adulte, le temps murmure.

 Le troisième âge parfois arrive,

 Le corps endolori, peines avivent,

 Sonne, surprise attendue, le glas,

 La lumière étincelante perd son éclat.

 L’existence est semblable à la marée,

 Dans le cycle éternel des saisons passées,

 Elle fait allégeance à la mort, soumission,

 Phénix, renaît de ses cendres, opposition.

 La vie prêtresse est une porteuse d’esprits,

 Esquif précaire sur l’océan, univers infini.

 Emporte les êtres vers la berge sagesse, calme,

 Mystère, engloutit les corps, élève les âmes.



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