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Dans le choix de cette vie poétique,
J’avais accepté la notion d’esclavage.
Aux risques parfois d’en devenir pathétique,
Je devais aussi en accepter les ravages.

Pour mettre des mots sur les émotions,
Il faut être capable de les vivre.
Je faisais preuve d’empathie, mais savais au fond,
Que c’est de vécu, que les textes les plus forts s’enivrent.

Si je comprends moi aussi les extases,
Reconnais la peur, et entend les pleurs,
Je suis donc de ces poètes devenus vases,
Dans lesquels les femmes versent leur coeur.

Je cherche à me rendre saoul,
En buvant à la coupe des belles.
Je suis de ces rêveurs fous,
Qui s’imagine avoir des ailes.

Je suis Icare, je suis Hugo, parfois Achille.
Je suis un rêveur-voleur, un génie, parfois un guerrier.
Je suis un roi, capable de s’allonger à tes chevilles.
Celui qui va au fond de ses passions, pour noircir du papier.

Bien des gestes ou des mots,
Deviennent pour moi, ces fleurs à peine écloses.
Je suis ce jardinier qui sait se lever tôt,
Pour regarder éclore ses roses.

Je me gargarise de mes bêtises,
Autant que je me félicite, de mes confidentielles réussites.
Lorsque j’arrive à lier ses mots qui se tissent,
Dans mon esprit, avant que mon inspiration périclite.

Souvent je m’en éveille la nuit,
Je vois des scènes, des paysages, des personnages.
C’est un don, une malédiction qui me poursuit,
Dans un défilé permanent d’intenses images.

De tout ce, et ceux qui m’entourent,
L’inspiration ruisselle.
Je prends la chance à mon tour,
Et j’écrirai comme on étincelle.

Étoile filante, ou astre immortel,
Mes poèmes sont des odes, des fables, des contes.
Ils sont impersonnel, pour lui, ou pour elle.
Ils sont pour tous ceux qui y trouveront leur compte.



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