Partagez

Une villa d’un autre temps,
Accrochée aux roches saillantes ;
Ses mille portes vieillissantes
Battent le cœur du printemps.

Son pouls s’active posément,
Au coeur des étoiles filantes ;
Ses grandes vitres étincelantes
Piègent la lueur des instants.

C’est ici, il y a longtemps,
Qu’une femme évanescente,
Caressait la tourmente ;
Agonissait affablement.

Elle quitta innocemment,
Une nuit resplendissante,
Sa maison verdoyante,
Aux fil du passé fuyant.

Tous escomptèrent un argent.
La valeur des attentes,
N’en est moins évidente…
Et revient au plus offrant.

Adieu villa du printemps,
Jeunesse exaltante !
Les profonds remords hantent
Ta pierre éternellement…

Et ton jardin bienveillant
Illumine le firmament.

Stephane Meuret
Copyright 2017



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
5 sur 16 votes