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Elle s’était fissuré l’âme sur les pierres du vieux mur
Y avait déposé ses sourires et brisé ses murmures
Enchaînée à la terre, elle vivait la forêt
Respirait les hautes herbes qui flirtaient en secret.

Sa longue chevelure en cascade sur les branches du vieux chêne
Se coulait, s’écoulait jusqu’aux veines profondes des campagnes païennes
Quelques mèches un peu folles s’accrochaient aux sépultures rocheuses
Comme les griffes du lierre sur la façade écorchée aux tortures douloureuses.

Chaque soir l’ombre de ses pas dansait sur les ruines endormies
Et ses lèvres muettes claquaient dans le vent une triste mélodie
Qu’un oiseau de nuit hululait dans l’obscur macabre
Ricoches fracassantes sur l’écorce fragile des arbres.

Et le corps déchiré par les ronces aux épines acérées
Elle taisait les souffrances qui s’endorment dans les cœurs trompés
Pour ne pas s’oublier aux mémoires des vivants
Pour veiller les baisers sur le corps des amants.



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