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Venise l’amour impossible

Ô Venise
je contemple tes maisons divines à mourir,
comme un corps de femme,
offert au soleil d’Italie.
Ton tableau époustouflant,
me fait suffoquer d’amour.
Mon délire m’aspire vers la folie.

Je regarde l’eau limpide,
sa couleur turquoise me trouble,
tel un regard de femme,
me fixant avec insistance.

J’aimerais être une gondole,
caressée par la fraîcheur de ton canal,
faire retomber mes ardeurs,
ce brasier qui me consume.

Je voudrais que tu me prennes dans tes bras,
portée par ta houle.
faire l’amour avec ton élément liquide,
excitée, mon intimité verserait son miel.

Je voudrais que tu sois mienne.
Ô Venise si tu étais ma promise?

Être un homme,
amoureux de ta féminité,
de ton mystère à l’italienne,
de tes chants d’amour qui m’ensorcellent,
symphonie de mes rêves.

Ô Venise ton angélisme m’intimide,
je m’imagine aimer une femme.
Est- ce mortel ce désir inhabituel?

Ô Venise
toi inaccessible,
faite de pierres,
tu ne seras jamais ma compagne,
tu ris bien de moi sous tes réverbères,
et l’enfer s’ouvre à mes pieds.

La nuit tombe sur toi Venise.
La brume m’enveloppe comme un sacrilège,
je n’aurais pas le privilège d’être à toi.

Ô Venise, la lune t’illumine,
je m’incline devant cet astre,
mon rêve m’a brisé.

Ô Venise
je donne mon âme à Vérone.

Béatrice Montagnac



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