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Sur un tapis de lavande mouillé,
Une brise légère, nacrée,
Vient sécher les larmes salées
D’une femme agenouillée
Qui désormais est obligée
De conjuguer au passé
Le verbe aimer.

Le vent lui insuffle la force
De reboutonner son cœur,
De ne plus distiller la liqueur
De son jardin en pleurs,
De voguer sans chavirer
Sur l’artère de la sérénité
Car la toile de sa vie
N’est pas encore terminée.

EVROT Gisèle



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