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Etranges et pénétrants sont les rêves saturniens !
Qui se gardent d’interrompre l’équilibre des cieux,
Ange de printemps, confie-moi ton soutien !
Tant tes mots sont ornés de parfums délicieux.

J’aime tant, cavalière, les entendre vibrer,
Apportés à ma bouche, odorantes caresses,
Fougueuse, elles accourent à mon coeur en détresse,
Oui, Tes Mots, comme le vent sur un champ de pensées,

Résonnent en mon âme et m’implorent de t’aimer.
Vénus, tes mains d’ivoire glissent sur ta harpe, enchanteresse…
Nourrissant la Nature de rires de déesse.
Déesse, je t’en prie, souvenir conserver,

De Pâris, jeune mortel, fuyant, le glaive sourd,
La cité d’où il fut à jamais condamné,
A une vie vide de sens, insipide, usurpée.
Vénus, aux yeux d’argile, agrippe mon amour,

De tes doigts qui achèvent ta poitrine fruitée !
Plus rien ne mettra fin aux instants où nos yeux,
Croiseront le bonheur de s’ouvrir et briller,
Et la vie, chaque jour, et le temps, seront bleus…

Etranges et pénétrants sont les rêves saturniens !
Qui se gardent d’interrompre l’équilibre des cieux,
Ange de printemps, confie-moi ton soutien !
Que nos vents puissent souffler où les hommes sont dieux.

Stephane MEURET
Copyright 2017



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