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Combien de belles années se sont discrètement écoulées
Il ne pourrait jamais leurs images revivre, ni les compter
De l’adolescence, enfoui ce sublime et lointain passé,
leurs cheveux soyeux, il revoit, de ces beautés qui souriaient.

Lui ses parents absents, Isabelle aux yeux riant jamais ne ratait
meilleure occasion pour venir heureuse amoureuse chez son ami,
Belle adolescente toujours vivante avec crayons et ses cahiers,
Ses problèmes résoudre, non de cours ni d’insomnie des nuits,

De cœur surtout. Avec cette fleur, bon dos les mathématiques,
Joli prétexte pour aller rêver, vivre sublimes instants magiques.
A peine installés sur leurs chaises, toujours même musique,
Collées comme ensorcelées, mais son cœur était avec Véronique,

Envoûté, conquis par cette douce beauté qui sortait sur le palier
Au moment même ah ! foutu hasard où forcé, à isabelle Il ouvrait.
L’ inopportune, une Madame-Sans gêne en herbe, le dérangeait,
Véronique son doux printemps éternel qu’allait-elle penser ?

Cette question le tracassait, l’autre, sans pudeur collée, l’agaçait.
Seules le préoccupaient larmes et souffrance de son grand amour,
Comment lui expliquer, réparer ? Ah ! S’ils ne pouvaient ces cahiers
Exister, Isabelle ne trouverait nul prétexte de visite un seul jour !

Ses pensées le torturaient lors Isabelle ne pensait qu’à s’amuser,
Délaissant son travail, courte robe de Cocktail, parfumée si fortement
qu’elle l’asphyxiait. N’ayant que faire des maths où elle naviguait,
La frivole et joyeuse voisine, croquant la vie à pleines dents.

Elle était insupportable, bien malade le rendaient ses fous rires
Malgré sa beauté, ses chaudes envies, lui de marbre restait.
L’insouciante Isabelle de toutes les déceptions, la pire
Se lisait dans ses jolies perles, son apparat royalement ignoré.

Outrée, elle prit la sortie, ses cahiers repris avec belle nervosité
Son parfum persistant avait l’air pollué de tout l’appartement,
Alors un bref cours de math ou un tête à tête amoureux privé ?
Si bien qu’il ne saurait quoi répondre à ce sujet à ses parents.

Des jours durant, ses voisines ne se voyaient plus entre elles,
Isabelle qui avait tant fait pour qu’ il la regarde le haïssait
Et Véronique en l’apercevant s’envolait comme tourterelle,
La suppliant en vain juste pour l’écouter mais rien n’y faisait .

Lourd silence, pénible souffrance avaient mis leurs cœurs en émoi.
Courage à deux mains enfin, «Isabelle était venue avec ses cahiers
Je l’avais aidée dans ses problèmes de math Véronique crois moi »,
Son beau sourire «qui en dit long sans vraiment le dire» a tout effacé

*Après des semaines pénibles, Isabelle avait repris avec Véronique,
Lui était sous le charme de sa dulcinée, son sublime univers magique.

« qui en dit long sans vraiment le dire».
(en hommage à Julio Eglesias / je n’ai pas changé)

Belhamissi Sadek le 16.09.2017



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