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Parfois déjà s’avancent d’obscures et froides ombres
Je les sens qui s’étirent dans un silence rampant
Me couvrant lentement de leur cape macabre
Comme sur un tombeau glisserait un serpent

Au venin de l’automne, froid se fait mordant
Il n’y a plus de feu pour chauffer ma maison
Et la douce chaleur du soleil de printemps
S’éloigne en rougeoyant vers une autre saison

Les brumes grises des ans s’élèvent de la plaine
Noyant mon paysage de leur voile d’oubli
Le sol se fait luisant aux larmes de leurs peines
Et l’abîme sans fond me paraît infini

Les douleurs grandissent dans mon âme et mon corps
Et je vois m’envahir l’amertume des regrets
Et peu à peu venir les ombres de la mort
Quand certains voient dans l’âge sage sérénité



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