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                                          Viens ! Viens ! Ô ! Mon  HOMME !

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En ce début du mois de novembre, je t’ai cherché de partout . De notre ancienne maison, le quartier rénové, il ne reste qu’un rond point .Toutes mes lettres postées sont revenues : adresse obsolète, je les ai donc sacralisées en poésies . Et un ancien m’a quand même conseillée de m’y rendre dans le jardin des souvenirs :

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J’ai poussé la grille avec un bouquet de mes regrets éternels

Des innocentes immortelles ,

Elles ne se faneront jamais.

Et  j’ai divagué :

Car je perds le sens du réel, mon regard est vide sans toi

Ton éveil est enseveli sous les roses des bois

Et pourtant,

Je poursuis en te murmurant :

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Viens ! Viens ! Ô ! Mon Homme !

Je courais jusqu’en haut du dôme

Pour te voir, j’avais à peine seize ans

On s’est connu là-bas dans le vent .

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Viens ! Viens ! Ô ! Mon homme !

Tu me serviras un petit verre de rhum,

Toi, sevré d’alcool, tu souriras de mes alcôves

Comme prévu , il faudra que l’on innove .

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J’ai enfanté et tu as libéré la femme mère

Viens ! Ô ! Viens !  C’est ma dernière prière !

Mes cheveux de laine blanche réchauffent nos enfants

Et je suis devenue une Mamie voguant à travers les ans.

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Le temps atténue le mal de ton absence

La blessure est encore là dans le silence :

Entre deux larmes en embruns sur cette lame ,

Je rame en criant pour ranimer la flamme:

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Ô ! Mon homme ! Viens ! Viens !

Qu’est-ce qui te retient ?

Les barreaux du travail se sont fermés

Mes bras ouverts sont libres pour t’aimer !

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La lumière me rend transparente

Je suis toujours lucide et séduisante

Viens ! Mes plaisirs remplis d’ivresse

Nous donneront une vie dans l’allégresse

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On va se  vénérer au- delà de nos soixante ans :

Tu seras près de moi du couchant au levant

Tu caresseras mes seins encore pointés

Tu apprécieras mes courbes et leur légèreté .

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Ô ! Mon Homme ! Le charme de nos âges avancés

Fera de nous une divine sensualité!

Viens ! Viens ! On a encore plusieurs années

Pour  nous désirer !

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Avec ma muse, entre ciel et terre

Tu me suis dans les reflets de la mer

A travers l’univers dans mes écrits,

Tu entends mes cris

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Tu es toujours présent enfin

A tout jamais, tu m’appartiens .

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Une larme coule sur ma joue. Je referme le portail de cet espace cinéraire  .                     Tu es devenu une musique douce qui m’habite car les sanglots longs de ta mandoline ont disparu avec la bruine .

La tempête du passé est apaisée.

Ma vie a pris un autre tournant dans cette partie du monde virtuel, je continuerai à parler de nous .

LUCYE RAYE   4 novembre 2018

Merci d’avoir ouvert ma porte de poésie, illuminez les étoiles pour NOUS .

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