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J’ai déposé sur sa bouche gourmande,
Le plus doux des baisers,
Un peu comme une offrande.
J’ai caressé sa peau, tendre, si blanche,
Apprécié son parfum,
Parcouru doucement la courbe de ses hanches.
De sa gorge profonde s’échappa un soupir,
Instant de volupté et douceur du plaisir.
J’étais à l’apogée de la sérénité,
La voyant ainsi faite de grâce et de beauté.
Je me suis promené au jardin des délices,
Enveloppant son être de tous mes artifices.
Je l’ai serrée si fort
Je m’en souviens encore,
Même si en ce jour, je suis seul,
Rongé par les remords.
Ce songe insensé obsède toutes mes nuits,
Je rêve si souvent d’elle, près de moi endormie.
Mais je suis d’un autre âge et je ne suis pas beau,
Comment fleur aussi belle, remarquerait vieil oiseau ?
Alors je passe et je repasse encore,
Auprès de sa fenêtre,
Fera-t-elle l’effort de regarder vers moi ?
Ô ! Cela j’en doute encore.
J’ai pourtant là, tout au fond de mon être,
Tant d’amour à offrir, même pour cette jeunette.
Alors j’attends, je guette,
Et vieux fou que je suis,
Imagine pourtant,
Qu’un jour, un jour peut-être,
Deviendrai son amant.
Si grâce m’est offerte,
De pouvoir conquérir,
Cette fleur que j’aime à m’en enorgueillir,
Alors comme la bête,
Je changerai de visage,
Pour elle, je serai beau,
Pour l’emmener en voyage.

tous droits réservés@Marie-Hélène Coppa
poème publié sur mon blog « mon coeur en poésie ».



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