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Il va falloir redire
Quand ce monde chavire
Que nous sommes debout
C’est bien peu une vie
Mais c’est la nôtre et qui
Décidera pour nous
Comment on doit aimer
Comment on doit penser
A quoi l’on devrait croire
A quel dieu à quels maîtres
Il nous faudrait remettre
Les clés de notre histoire

Je veux ouvrir les bras
A qui me conviendra
A qui saura me dire
Le bleu de ses rivages
Le cri d’un paysage
Le soleil d’un sourire
Qu’il vienne de Tanger
De Pékin ou d’Angers
Bruxelles ou Tomboctou
Par tous les chants du monde
Par ces chemins de ronde
Qui s’ouvrent à nos genoux

Peu importe qu’on croie
En Bouddha ou Shivah
En Allah ou en Dieu
Si l’on ne change en diable
Qui se rendrait coupable
De regarder les cieux
Pour la beauté des nues
D’un soleil ingénu
Qui caresse la peau
Qui embrase les corps
Dévoilés sans remords
Brûle les oripeaux

La peur dresse ses murs
Elle traque l’impur
Elle a tant besoin d’ordre
Nous voudrions en rire
Mais avoir vu le pire
Senti la bête mordre
Nous fait crier la vie
Debout contre la nuit
Avec nos mains ouvertes
Pour l’aurore qui vient
Etouffer les chagrins
Sur tes lèvres offertes



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