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Volaille

Pesants comme des coqs en gloire
Ils arpentent leur bout de trottoir
Devant les volières de banlieue
Et le soir dans leur cage ils brament

Au mur des graffitis purulents
Plus noirs que l’ombre et la nuit
Niquer niquer à tout prix
Leur queue palpite comme un volcan

Pourtant l’innocence côtoie l’ignorance
Des poulettes apeurées s’égayent
Loin du piège des caves
Où meurt une alouette

Les coqs se rengorgent
Et les volets se ferment
Et les bouches se taisent
Ce n’est pas aujourd’hui qu’on verra un poulet



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