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Vous ai-je dit ce matin, Ô mon âme assoupie,
Que le rêve qui nous porte en ces soirs d’été,
Prend des teintes de marbre et de pierres assombries ?
Sous le fer du monde se noient ses voluptés.


Vous ai-je dit ce matin, à l’ombre du dépit,
Qu’aux abîmes ouverts des versatilités,
J’ai bercé de mes pleurs l’avenir obscurci,
Et mon songe a versé des larmes de piété ?


Vous ai-je dit ce matin que l’espoir dépérit,
Aux vertiges saillants de mes rêves éveillés ?
Les pétales s’envolent à leur fleur flétrie,
Et les yeux du poète dorment émerveillés.


Vous ai-je dit que le mal n’a que faire du déni,
Et terrasse les fleurs de mon coeur désarmé,
Il coule à ce doux front le sang noir de l’Ennui,
Vous l’ai-je dit ce matin, ne vous l’ai-je conté ?


© Spleen – Stéphane Meuret – Tous droits réservés – 2018



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