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Je vous ai regardé souvent
Vous, l’homme aux cheveux blancs.
Des sillons sur votre visage
Creusent chaque image.
Ceux plus précis
Entre les deux sourcils
Montrent des moments de vie,
Tranquille
Ou de détresse
Et au fil du temps,
De sagesse.
Vos mains brunies par le soleil
Ne tremblent pas,
Leurs doigts longs et fins
Un peu déformés,
Pointés vers le lointain,
Ne s’accrochent pas au temps.
Non.
Juste là, paisible
D’une forte présence.
Des rides au coin des lèvres,
S’étirent vers un sourire vrai
Rayonnant jusqu’aux oreilles
Homme de paix
Et votre regard,
persan,
Plonge au coeur de ce qu’il voit,
Comme hagard,
Mais vous touchant
D’une lumière
Des plus belles,
Dans laquelle
On plonge
Et on y voit le monde.
De cette étincelle
qui interpelle
Comme une main tendue,
Un moment suspendu,
Comme une épaule
Qu’une tête frôle
Pour se reposer
Un instant,
Des plus puissants,
Vibrant,
Vivant.
Vous, l’homme aux cheveux blancs
Se mêlant au souffle du vent
Vous murmurez
La voix du temps.
Vous êtes façonné par les éléments.
Sagesse et grandeur de nos ancêtres,
De la terre à la terre.

PJ- 2016 LDP 12
VOUS



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