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Je suis un explorateur.
J’ai, par exemple, récemment découvert une perle blonde hollandaise répondant au doux nom de Marijke.
Ce n’est pas, en fait, la seule chose hors du commun chez cette fille absolument parfaite de partout, le genre de créature aux expressions enfantines que l’on aime s’imaginer poser à moitié nue pour un magazine à la mode ou, s’avançant lentement, d’une hanche sur l’autre, probablement à la recherche d’un doigt de whiskey ou d’une bêtise à faire, elle laisserait tomber négligemment son sarong à même le sol, geste en soit tout à fait insupportable venant d’une personne ordinaire – mais pour qui elle se prend celle-là ? – auquel on attribue ici les signes d’un détachement supérieur.
J’ai d’ailleurs les bras couvert de bleus – le nombre de fois où j’ai dû me pincer pour m’assurer que je n’étais pas en train de rêver – d’autant que l’on sait depuis maintenant bien longtemps que la chose sexuelle chez les gens du Nord revêt un caractère naturel, et qu’il convient d’évacuer les questions métaphysiques, du genre – on couche ou on ne couche pas ? – si l’on ne veut pas regretter à l’avenir d’avoir bêtement perdu son temps.
Ainsi fait.
Heureusement donc il y a ces rencontres qui donnent à mon voyage un parfum d’aventure, (Il me faut ici bien l’avouer, le seul vrai parfum d’aventure depuis mon départ de Paris) comme celle aussi avec cette tribu anglaise d’expatriés, de véritables sauvages que l’on ne peut rencontrer que le soir quand ils ont rempli leurs tâches journalières (Pour survivre, certains sont journalistes, d’autres professeurs d’anglais) alors qu’une certaine prudence s’impose quand la bière commence à faire ses premiers effets.
Bangkok



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