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Plus doux que des Claudel, plus durs que des Rodin,
En ce soir de tous seins, je m’adresse à  tes seins,
Soupesant leur chaleur d’une paume impudique,
Effleurant leur pourtour d’un index érotique.

A la faveur d’une échancrure un peu voulue
Ou d’une révérence à  donner la berlue,
En ce soir de Gainsbarre, exode à  tes nibars :
Je viens rincer mes yeux à  ton tendre open bar.

Plus forts que le bon vin, plus forts que le chichon,
En ce soir de grand trip, j’entrevois tes nichons.
Perdu dans ton bustier comme un roi somnambule,
Je bois un peu de toi que je vole à  Hercule.

Meilleurs que des coussins, meilleurs qu’un dictionnaire,
En ce début d’hiver, je dors sur tes roberts,
Car c’est là  qu’on entend et ton cœur et la mer …
Car c’est là  que guérit mon amour poitrinaire.

Moins cachés qu’il ne faut à  mes regards bigots,
Tes appas font de moi un nouveau faux dévot :
Tantôt je t’aperçois dans les chairs de Rubens,
Tantôt je suis le chat allaité par Brassens.

Plus noble que Chambord, plus royal que Versailles,
Ton balcon pigeonnant fait danser jusqu’aux arbres;
Je suis ton chambellan et ton passe-muraille,
Je m’invite à  ton cœur pour embrasser ce marbre.



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