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Les après-midi, quand je sortais du travail
Je rencontrais le pauvre boxeur marocain
Sur sa taille d’athlète des haillons
Son regard farouche apeure les passants
Le vieux boxeur des années soixante
À bien longtemps perdu la raison
Par un coup mal mené, perdant
Il ne connait plus son nom
Son rêve d’Amérique la détruit à jamais
Le beau jeune homme qui avait réussi
Est devenu un misérable vagabond
Pour avoir hâte d’arriver à la gloire
L’aventure la trompait et lui a laissé
Comme dernière monnaie la pitié
Le vieux boxeur habite dans la rue
Il mange ce qu’on lui donne en aumône
Parfois il ne mange pas il supporte le froid
Il se résigne à marcher sous la pluie
La tête haute comme un champion
Le vieux boxeur n’abandonne jamais
Il lutte jusqu’à la fin malgré la fatalité



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